Les Broqueville de Belgique issus de la bastide de Monfort en France
Chapelle où église Saint-Roch ?

Chapelle où église Saint-Roch ?

On le voit de loin, le clocher de l’église Saint-Clément de Monfort. Trônant au centre de la bastide, l’église de Monfort est bien entendu la plus importante parmi les lieux de culte de Monfort. Pas la plus ancienne puisque la chapelle Saint-Blaise était l’église d’un hameau appelé Saint-Pierre-de-Bousquet. Dès la construction de la bastide de Monfort en 1275 ce village s’est dépeuplé laissant la chapelle comme trace d’une vie communautaire. Cette chapelle était plus imposante mais au fil des ans, il a fallu la réduire. J’en parlerai dans un futur article. Les alentours de la chapelle a servi de cimetière surtout durant les période de peste en 1639 ou 1652 quand le cimetière autour de l’église était trop à l’étroit. C’est d’ailleurs dans ces périodes troublées par la maladie que Monfort a créé « le Grand cimetière » qui existe encore actuellement sur la route de Mauvezin.

Chapelle Saint-Roch

Le plan Napoléonien indique l’emplacement de la chapelle Saint-Roch

Il existe visiblement d ‘autres lieux de culte. Il y a bien la chapelle Saint-Roch qui devait se situer dans la rue Saint-Roch ou dans ses environs immédiats mais qui fut probablement même une église puisque dans un texte de 1688 (ci-dessus) on y voit qu’un habitant de Monfort s’y fit ensevelir. Cela semblerait une exception. C’est la première fois que je vois un habitant se faire enterrer à cet endroit.

La chapelle Notre-Dame du Rosaire fait partie intégrante de l’église Saint-Clément. C’est le lieu aussi de prière de la confrérie Notre-Dame du Rosaire. Le caveau de la famille d’Hélie et Gimat d’Esparbès s’y trouve.

L’hôpital Saint-Blaise qui accueille les pauvres a eu dès le début du XVIIe siècle une chapelle pour y célébrer des offices pour les résidents de ce qui s’apparente plus à un hospice. Cette chapelle était gérée par un chapelain qui semblerait rapporter tout de même des revenus dès le milieu du XVIIe siècle. Il y a eu aussi un autre hôpital (Saint-Jacques) mais il n’y a pas de trace de ce dernier (1) et je ne peux affirmer qu’il y avait un lieu de culte.

Plan Napoléonien montrant l'église d'Esclignac

Plan Napoléonien montrant l’église d’Esclignac

Une église existait aussi au hameau d’Esclignac qui n’est plus que l’ombre de lui-même actuellement. Le hameau d’Esclignac était composé d’une quinzaine de maisons toutes en bordure du château et formait un ensemble homogène. Des registres paroissiaux d’Esclignac existent encore actuellement. Le hameau d’Esclignac ne faisait pas partie de l’entité de Monfort durant de très nombreuses années.

Je recherche donc à connaître les lieux de cultes a Monfort. Bien sûr il y avait aussi la chapelle du couvent, rue de la Fontaine mais il date du XIXe siècle et est plus récent. Et en parlant de couvent, il y avait aussi d’autres et donc probablement des chapelles. N’oublions pas que le nombre d’habitant de Monfort dépassait les 1200 au XVIIe siècle. Même l’église du Grazan près d’En Galin a servi, un temps, d’église paroissiale pour Monfort.

Il faut aussi compter sur l’existence d’un temple protestant qui a du exister un moment à Monfort bien que la majorité de ses habitants était catholique. Il y a encore beaucoup à découvrir sur ces lieux de culte, comme du reste aussi la question du presbytère qui est visiblement assez récent car les vicaires et autres recteurs semblaient habiter dans les maisons de leur famille. Le dernier presbytère de Monfort a été vendu à un particulier en 2012.

Géry de Broqueville

(1) S’agit-il de la maison au coin de la place qui comporte une coquille Saint-Jacques située au-dessus de la porte d’entrée ?

 

 

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