Les Broqueville de Belgique issus de la bastide de Monfort en France
Sainte Elisabeth peinte par  Joseph Wencker

Sainte Elisabeth peinte par Joseph Wencker

Descendre d’un saint ou d’une sainte, cela n’est pas impossible, d’autant que la canonisation d’une personne intervient toujours bien des années plus tard, bien que ce ne soit pas le cas pour elle, puisqu’elle l’a été en 1235 soit quatre ans après sa mort. Il faut dire qu’elle a un destin étonnant. Née en 1207 à Presbourg, fille du roi de Hongrie, André II, et de Gertrude de Méranie, elle est fiancée à 4 ans avec Louis, le fils aîné du landgrave de Thuringe, Herman I. La cour de Thuringe était alors brillante, cultivée. Élisabeth y reçut une éducation soignée, dans le château de Wartburg, forteresse qui domine la ville d’Eisenach. Dès son enfance, elle manifesta une grande piété, un esprit de pénitence, et un constant dévouement envers les pauvres qu’elle appelait « ses plus chers amis ». A l’âge de 14 ans, lle épouse Louis IV qui venait de succéder à son père, comme landgrave de Thuringe, son fiancé. Il semble que le couple fut très uni et en plein accord sur la place à accorder à la prière et à la charité envers les pauvres. Louis IV porte le surnom de Louis le Charitable.

Ce sont des franciscains allemands qui lui font découvrir l’esprit de Saint François d’Assise. Elle se décide alors à se mettre au service des pauvres. Comme son mari meurt durant la Ve croisade, en 1227. Ses ossements furent rapportés en Thuringe.

Élisabeth, veuve à 20 ans et mère de trois enfants, souffrit cruellement de ce deuil, et se réfugia dans la prière et les œuvres charitables. Les frères de Louis qui désiraient le pouvoir, accusèrent Élisabeth de négliger les affaires de l’état et de dissiper les biens du royaume au profit des pauvres. Ils réussirent à la destituer de sa charge de régente et la chassèrent du château avec ses enfants. Elle trouva refuge auprès de son oncle, l’évêque de Bamberg.

Peu après elle décida de se consacrer totalement à la prière et aux bonnes œuvres et se mit sous la direction spirituelle de son confesseur, Conrad de Marburg, (qui fut très cruel avec elle) auprès duquel elle vint résider, dans une humble habitation. Après avoir assuré l’avenir de ses enfants et confié leur éducation à de nobles amies, elle prit l’habit des pénitents.

Avec l’argent de sa dot elle fonda un hôpital. Mais sachant que suivre le Christ n’implique pas seulement de donner ce qu’on a, mais encore et surtout ce que l’on est: se donner soi-même, elle travailla dans cet hôpital comme la dernière des servantes, s’occupant de préférence des malades atteints des maladies les plus repoussantes, accomplissant les besognes les plus viles.

Bien qu’elle portât l’habit gris des pénitents, elle resta laïque. C’est à tort qu’on a fait d’elle une tertiaire franciscaine, car le tiers ordre n’existait pas encore. Mais elle vécut de l’esprit de saint François qui avait épousé « Dame pauvreté ». Femme d’action, Élisabeth de Hongrie fut également une femme de prière étroitement unie au Christ. Dieu la favorisa de grâces mystiques. Avant de mourir, en 1231, elle déclara : « Le moment arrive où le Dieu tout-puissant appelle ses amis aux noces éternelles. »

Plusieurs légendes illustrent sa vie et ses bonnes œuvres, dont le célèbre miracle des roses , très souvent figuré dans l’iconographie. Un jour qu’elle portait des aumônes et des provisions pour les pauvres, elle rencontre son mari sur sa route et celui-ci demande à voir son fardeau : elle ouvre son manteau, mais sa charge s’était transformée en bouquets de roses, alors qu’on était loin de la saison des fleurs… Un autre miracle est souvent rapporté : comme elle soignait un jeune lépreux dans son propre lit, son mari, mécontent et prêt à chasser l’intrus, aurait découvert, à sa place Jésus crucifié.

Un de ses trois enfants a été Sophie née en 1224 (+1275) qui épousa en 1240 Henri II « le Magnanime » de Brabant (1187-1248). Comme Sophie était héritière du comté de Hesse, c’est Henri « L’enfant » de Brabant (1244-1308) qui va devenir le premier landgrave de Hesse.

Par un nombre assez impressionnant de croisement appelé aussi implexe, les Broqueville actuels sont descendants de Sainte-Elisabeth de Hongrie. (Fichier en pdf – 44 ko) – Descendance complète avec implexe représente 165 pages A4 ce qui signifie que l’on descend une centaine de fois de ce couple très saint ! (Fichier en pdf – 1,66 Mb)

Géry de Broqueville

Eisenach : [mappress]

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