Les Broqueville de Belgique issus de la bastide de Monfort en France
Monument en hommage à Adler et aux pionniers de l'aviation

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De Broqueville, il y a quelques familles actuelles qui ne semblent pas rattachées les unes aux autres, du moins, selon les connaissances actuelles. Si la nôtre est originaire de Monfort, cela ne fait pas l’ombre d’un doute, toute les autres, ne portant pas la particule, sont  réparties soit à Toulouse, soit à Saint-Quentin, en Picardie. Rien ne prouve à l’heure actuelle que nous sommes de lointains parents. Cela ne serait d’ailleurs pas impossible car bon nombre de Broqueville de Monfort n’ont pas de descendance connue… Par exemple, il est difficile d’imaginer que la dernière génération de la branche dite bourgeoise contenant quatre garçons n’ait pas fait souche, cherchant fortune ailleurs.

Et puis il y a des Broquville qui habite Monfort et qui ne sont rattaché à aucune des branches. Il y a Joseph, fils de Jacques, qui a épousé Judith Saint-Martin. Il est un très gros propriétaire terrien. Il y a Estienne Broqueville, curé de Monfort durant la grande peste. Il y a Louis et Claire Broqueville qui sont aussi inconnus au bataillon et pourtant sont parrain et marraine d’Alexis de la branche des Endardé. Il y a aussi une Catherine de père inconnu (x Anthoine Pons) qui donne naissance à Jean dont le parrain est Jean II de la branche des Endardé. (1) En 1638, un Guillaume Broqueville signe un acte de baptême sans être parrain., de même un T. Broqueville signe un autre acte de baptême en 1633.

Revenons aux autres homonymes situés hors de Monfort. Dans les archives départementales de la Haute-Garonne, antérieur à 1790 (2), nous avons un Broqueville, receveur du Diocèse de Toulouse. Dans le Minutiers central des notaires de Paris classé aux Archives nationales, on retrouve « la promesse de Jacques Patin faites aux doyens et chanoine de l’église de Saint-Cloud, représenté par Louis Broqueville, l’un d’entre eux, « de peindre sur thoile à destrempe de bonnes et fines couleurs… » à propos de toiles peintes sur la vie de Saint-Cloud, patron dudit lieu. (25 mai 1585) Jacques Patin ne fit que peindre 1 toiles sur les 6 prévues mais les fit exécuter par Remy Lemyne. (3)

A Bordeaux, le Sieur Migneron de Broqueville est un concepteur de pont qui visiblement ne devait pas être très solide. Dans la ville de Bayonne, on découvre un Broqueville, acteur ou régisseur par un acte du 3 novembre 1775 (4).

C’est encore un Broqueville (Broquevieille ?) qui réalisera « les opérations mineures » en assistant le Cardinal de Rohan, évêque de Strasbourg, Grand aumônier de France lors du baptême du second fils de Louis XVI qui deviendra plus tard Louis XVII. Ce Broqueville est vicaire de Versailles. (5) Il semble qu’on le retrouve à nouveau dans un autre texte : « En 1770, une dame Lesure réunit chez elle quelques jeunes filles pauvres pour leur montrer à faire de la dentelle. La promesse qu’elle fit aux pères et mères de faire lire ces enfants et de leur apprendre à écrire, en augmenta encore le nombre, et il devint tel qu’il fixa l’attention de M. le curé Broqueville, si recommandable par son humanité (6). Ce curé, devenu vicaire de Notre-Dame à Versailles fut ensuite Grand-Vicaire de Toul. Le maréchal de Mouchy en fait l’éloge en signalant « (…) quand je dirai qu’il m’était indiqué par feu Mgr le Dauphin, père du Roi, et qu’il en était très aimé.(7) Si j’ai mis « Broquevielle » entre parenthèse au début du paragraphe c’est parce que la base de données « Joconde »  détient un portrait de Honoré Nicolas Broquevieille, vicaire de  l’église Notre-Dame à Versailles. Cela nous amène à des variations du nom Broqueville que sont Brocqueville, Broquevieille et qui proviennent du normand « brucco »

Plus au Nord, nous découvrons que le patronyme Broqueville est très courant. On découvre dans le village de Marthes, une maison proche de l’église qui n’est autre que la maison du « bailli de Broqueville » (8) De ce grand nord, sont redescendus des Broqueville comme Eric Broqueville qui habite actuellement Castres dans le Tarn et Garonne. Il est originaire de Saint-Quentin.

Largement plus à l’ouest, au USA, Paulette-Renée Broqueville, écrivaine,  utilise le nom de sa grand-mère Marie Broqueville qui est arrivée au début du XXe siècle au Etats-Unis. Elle serait issue des Broqueville qui peuplaient le Nord-Pas-de-Calais.

Des vrais Broqueville ?

Christine de Broqueville qui est une coureuse de fonds en athlétisme ainsi que Jaak de Broqueville qui se joue du ballon rond sur un site Internet comme Hattrick. Il reste que sur Facebook on découvre aussi un Christian de Broqueville habitant l’Allemagne et un Fernand de Broqueville. Ces deux derniers pourraient être aussi des noms d’emprunt.

Les Faux Broqueville

Il y a eu aussi les faux Broqueville dont le patronyme a été utilisé à diverses fins. Ainsi nous avons le Père Broqueville, Lazariste qui n’était autre que Christophe de Beaumont, archevêque de Paris (1703-1781)(19). Berthe Meunier, écrivaine du premier quart du XXe siècle, a écrit une histoire sur les « Longfort de Broqueville ». Une autre écrivaine qui était la marquise de Broqueville bien en vue à la cours de Versailles.

Il y a aussi une Diane de Broqueville, maîtresse de La Fayette qui se trouve dans le roman de Jean-Pierre Moulin (11).

Cela reste que peu de porteur du nom existe encore si ce n’est la branche des Broqueville de Belgique. Il est possible que certains Broqueville actuel vivant en France descendent des Broqueville de Monfort. mais c’est à eux de prendre le bâton du pèlerin généalogique en essayant de remonter le plus loin possible en allant dans les archives ou à l’Etat civil pour essayer de trouver des liens. En généalogie, il n’est pas recommandé de chercher une généalogie descendante. Il faut toujours partir de soi pour remonter vers ses ancêtres.

Gageons qu’un jour nous puissions trouver ces liens, si tous les porteurs du patronyme « Broqueville » se mettent à rechercher ses origines.

Géry de Broqueville

(1) Ludovic Mazeret, essai généalogique sur la famille Broqueville, 1914, p.274.

(2) Archives départementales de la Haute-Garonne, antérieur à 1790, recensée par Adolphe Baudouin et Félix Pasquier, 1878, page 383.

(3) Catherine Grodecki, Histoire de l’art au XVIe siècle , 1540-1600, Archives nationales, 1985.

(4) Max Fuchs,  Lexique des troupes de comédiens au XVIIIe siècle, Ed. E. Droz, 1944, p. 132.

(5) John Leaf, Biographic Portraitures : Sketchs of the Lives and Characters of a few illustrious persons,  1861, p.146.

(6) Mémoire sur l’origine et l’administration de la Manufacture royale de dentelle et blondes (Bibliothèque de Versailles, F 532).

(7) Lettre du Maréchal de Mouchy du 27 juillet 1783, Archive nationale 01/806.

(8) Voir la municipalité de Mametz

(9) Joseph-Marie Querard, Les écrivains pseudonymes et autres mystificateurs de la littérature,  Paris, 1854.

(10) Correspondance littéraire, philosophique et critique de Grimm et de Diderot de 1753 à 1790.

(11) Jean-Pierre Moulin, l’Amant américain, Edition François Bourin, Paris, 1992.

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