Les Broqueville de Belgique issus de la bastide de Monfort en France
Horribilis !

Horribilis ! Un futur sarment dévoré...

Mais que faisaient nos ancêtres vignerons monfortois pour lutter contre les prédateurs de la vigne. Nous l’avons vu dans l’un ou l’autre article, les Broqueville furent des vignerons pratiquant et pas seulement des propriétaires de terres sur lesquels des métayers plantaient des pieds de vigne. La vigne n’était pas exempte d’attaque comme nous en connaissons actuellement. Ils ne devaient pas connaître le mildiou, l’oïdium, le black-rot, par exemple car ce sont des maladies apparues vers le milieu du XIXe siècle… Mais nous ne savons pas encore comment nos ancêtres luttaient contre les prédateurs (1).

Trois descendants des ancêtres Broqueville sont maintenant des vignerons. Ils s’agit bien des animateurs de l’asbl « Vignoble de La Mazelle » sise à Beaumont en Hainaut. Thérèse de Radzitzky et son fils Charles-Albert ont appris les gestes qu’il fallait faire pour éviter  le plus possible les maladies ou la pourriture qui peuvent avoir de vilaines conséquences sur la qualité de la vendange. La bouillie bordelaise est un de ces produits utilisés du reste aussi en viticulture biologique pour lutter contre l’envahissement de ces champignons. A l’heure actuelle, toutes maladies, a son remède qui peut être très efficace. Mais La Mazelle vient de découvrir un autre prédateur, de taille, cette fois : un chevreuil et plus particulièrement une chèvre. Cette espèce animal ne s’intéresse pas aux bourgeons et encore moins aux fleurs de la vigne, sauf « notre » chèvre ! Je dis notre car elle nous donne beaucoup de soucis ! Outre le fait que l’on a tout imaginé pour la retrouver, tout de go, dans notre assiette, elle nous a littéralement fait chuter le moral au point le plus bas !

Madame la chèvre a dévoré toutes les fleurs de l’Auxerrois qui nous fait fait perdre pas moins de 80 % de notre récolte, en une semaine seulement ! Notre chèvre, étant donné qu’elle est malade, poil terne, blanchâtre, a découvert en notre Auxerrois un excellent allié pour la guérison possible de son mal inconnu ! En désespoir de cause, nous avons réinstallé les haut-parleurs qui produisent des sons de rapaces à faire fuir les oiseaux. L’année dernière, nous avions constaté qu’effectivement les oiseaux, mais aussi les chevreuils et les sangliers,  n’osaient plus approcher notre belle production d’Auxerrois. Nous pensions la bataille gagnée ! Que nenni ! La chèvre a eu raison de notre Auxerrois. Et heureusement aussi qu’elle ne s’est pas attaquée aux bourgeons des 1200 nouveaux pieds plantés dans la parcelle.

Et si d’aventure, cela devrait se reproduire, il faudrait peut-être entouré le vignoble avec des fils électriques ? Tout cela pour une chèvre malade que la loi protège jusqu’au moment de la chasse ! Je commence à comprendre les agriculteurs qui rouscaillent devant les dégâts de gibiers. C’est leur gagne-pain qui s’envole en fumée… Nous avons une perte potentielle de près de dix mille euro ! Nous voilà donc bien impuissant devant ce prédateur !

Géry de Broqueville, maître de chai.

(1) Nous essayerons d’aborder le sujet plus en profondeur dans un autre article.

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