Les Broqueville de Belgique issus de la bastide de Monfort en France
L'Eglise Saint-Clément au XXe siècle.

L’église Saint-Clément au XXe siècle.

J’ai toujours pensé que sous l’ancien régime, ce sont les deniers du culte qui payaient le salaire des prêtre dans les villages français. Visiblement, il n’en est rien à Monfort. J’ai retrouvé un texte en assez mauvais état daté de 1597 à 1602 qui reprend les dépenses effectuées par les consuls de la bastide de Monfort, pour l’entretien de l’église saint-Clément. (1)

Ce texte se trouve dans les archives municipales et prend systématiquement le salaire de 90 livres pour le prédicateur et 7 sous 6 deniers pour l’entretien de sa livrée. On suppose que c’est l’équivalent de la soutane ou de l’aube du prêtre.

Visiblement l’église de Monfort a besoin d’un sérieux entretien puisque lors de ces diverses années, systématiquement les toits (appelés couvertes) de certaines chapelles sont restaurées. Les charpentes sont remplacées, les lattis sont en sapin et le tout est recouvert de tuile canal. Ainsi les chapelles de Sainte-Catherine et de Saint-Jean sont restaurées en 1598, celle de Saint-Antoine et du purgatoire sont restaurées en 1601.

Bien que les informations soient très parcellaires, on peut dire que le prix est inchangé entre 1597 et 1602 pour les tuiles canal qui valent 29 livres pour 400 pièces, 12 livres pour les lattis de sapin, 24 sous pour deux charges de chaux pour une couverte. Le salaire pour deux ouvriers est de 12 livres par personne pour refaire la couverte d’une chapelle. Les clous et les équerres ont coûté la somme de 3 livres en 1601.

En 1597, le grand autel a subi des réparations pour 40 sous. La même année, la porte a été remplacée par du bois plein (on suppose du chêne) et du sapin et a coûté 30 livre. François Pona et Pierre Dufau maître charpentier ont été payé 10 livres. . 2.400 tuiles canal ont été nécessaire pour refaire le toit principal de l’église. Le salaire est de 60 livres pour trois maître tuiliers : Pierre Dufau, Jean Baille et Barthélémy Changin.

Au vu des restaurations successives des chapelles, l’église Saint-Clément devait avoir une autre allure que celle actuellement. Les travaux ont été étalés sur plusieurs années. Selon le texte, chaque chapelle avait une « couverte » particulière et non pas un toit unique pour l’ensemble des chapelles situées de part et d’autre de l’édifice.

Voici donc quelques informations supplémentaires sur l’église saint-Clément de Monfort des premières années du XVIIe siècle.

Géry de Broqueville

(1) Le Pdf peut-être chargé en cliquant ici. Il est donné a titre indicatif. Une personne plus experte que moi en termes de constructions pourraient compléter cet article.

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