Mais que se passe-t-il dans la tête d’un généalogiste quand il a décidé d’écrire un article sur sa famille ? Le cheminement de mon cerveau est quand même étrange. Quand j’écris un article, je me pose très rarement la question de savoir ce qui se passait, en France, la même année. Et là, subitement en prenant mon clavier, je me pose cette question. Donc, j’écris sur un moteur de recherche bien connu « 1566 France » et je tombe sur une encyclopédie tout aussi connue et je tombe sur ceci :

L’année 1566 est l’année la plus courte jamais vécue par un français ! Cette année-là a duré 8 mois et 17 jours ! C’est assez dingue cette information. J’ai toujours cru que l’année, de manière immuable commençait le 1er janvier et se terminait le 31 décembre.

L’édit de Roussillon de 1564 signé par le roi Charles IX consacre désormais la date du Ier janvier de chaque année comme début de l’année à l’instar de Charles-Quint qui avait établi cette règle sur l’ensemble de son territoire quelques dizaines d’années plus tôt. Le pape Grégoire XIII l’institua pour tout le monde catholique en 1582.

Voilà comment commencer un article sur un fait qui ne concerne pas la France, mais juste ma famille, bien que je n’arrive pas à accrocher ce bout de branche au tronc commun ! Il s’agit d’une « Reconnaissance de Bertrande du Faur femme de Joseph Broqueville ». (1)

Le texte qui commence cet acte nous donne des informations intéressantes pour connaître un peu cette génération. « en présence de moi notaire et les témoins bas nommés s’est personnellement présenté Joseph Broqueville dudit Monfort lequel de son bon gré franche et libérale volonté tout dol et faculté ?? confessant avoir promis ?? tout des ?? de feu Joseph son aïeul marchand quand vivant dudit Monfort reçu des mains de Bertrand et Jehan de Faur frères fils d’autre feu Jehan dudit Monfort« 

Donc ce Joseph est fils de Joseph. Ce dernier était marchand de draps dudit Monfort.Je laisse quand même un doute planer, en effet, pourquoi est-il noté « aïeul » de Joseph alors qu’il était plus simple de dire « père » de Joseph. Très souvent à ces époques quand le notaire écrivait aïeul, il voulais parler du grand-père.

Ce texte fait référence à deux autres textes que j’avais écrit en son temps sur l’identification de Bertrande. L’un était intitulé « Demau ou de Faur » et l’autre qui lui fait suite « En tout cas de Faur mais pas Demau« . Le troisième texte donne quelques indications plus précises sur les descendants, intitulé « Joseph Jean et Arnaud« . Cela prouve quand même que je me suis embarqué dans quelque chose de bien difficile pour mes connaissances paléographiques. Avec ces quatre textes, je ne peux pas encore affirmé à 100% que Jean dit le plus vieux et Joseph dit le plus vieux soient les fils ou les petit-fils de Joseph aïeul. Il me faudra trouver encore d’autres textes chez le notaire de Cullheux pour essayer de dépatouiller ces deux générations.

Géry de Broqueville

(1) Notaire de Cullheux, côte 3E8799 aux Archives départementale du Gers à Auch (25219-25220)